mercredi 18 mars 2015

30 ans, Célibataire, Un enfant, Permis B

Titre : 30 ans, Célibataire, Un enfant, Permis B
Auteur : Isaac Frelon
Editions : De la Reine
Conditions de lecture : Partenariat
Prix : 16 euros
Pages : 240
Genre : Romance


Résumé :
Toute la boite la voulait, je l’ai donc voulue. Elle me laissait des semaines sans nouvelles, je l’ai donc aimée. Pourtant tout le monde le sait, on ne tombe jamais aussi bas que lorsque l’on tombe amoureux. Quand une fille vous appelle c’est mauvais signe, il y a les textos pour les « Sa va ?» ou les « tu fé koi se soir ? » ou autres messages codés qui signifient « Du sexe ce soir ça te dit ? ». Mais quand elle vous dit «faut qu’on parle » c’est franchement inquiétant. Ils devraient relancer une campagne contre le sida à la télé, j’aurais peut être mis une capote. 
Par ce premier roman, Isaac Frelon nous offre le One Man Show d’un homme qui se livre complètement, pour le meilleur et pour le pire. Un homme qui refuse la suprématie des femmes sur les hommes… et l’inégalité des sexes.
Cette façade cynique cache la douleur touchante d’un père et son combat pour son enfant.



30 ans, Célibataire, Un enfant, Permis B est un roman sympathique et original notamment dans sa conception. En effet, le roman est fait de petites scènes, de petites histoires qui sont en lien les unes avec les autres. Chaque chapitre est court, et ils évoquent un point de la vie de l'auteur ou un sentiment qu'il a pu ressentir. Cela est assez intéressant pour comprendre la psychologie de l'auteur, mais aussi les relations qu'il a avec les autres.

Dans ce roman que l'on peut dire comique (car certains passages m'ont fait sourire et parfois rire), nous avons le comportement d'un père célibataire dans ses relations avec autrui.
On ressent un lien fort qui unit Isaac Frelon à son fils mais aussi le rapport haineux qu'il a avec son ex-compagne, accessoirement la mère de l'enfant, ou encore l'opinion qu'il se fait de son futur patron.
En parlant de ce dernier point, on ressent, au cours de la lecture, la nécessité et les enjeux qu'il y a à avoir un travail, et ce que ce soit sur le point financier ou humain (comme être accepté par ses collègues ou son patron).

Je trouve, cependant, que le point fort de ce roman est l'exposition des sentiments, notamment envers l'enfant.
Malheureusement, cela n'a pas rattrapé les nombreux points négatifs.
Le plus important point noir, pour moi, est le langage utilisé. J'ai trouvé que c'était un langage trop familier et surtout trop vulgaire. Cela est un peu déplacé pour un roman assez accessible au plus grand nombre.
Mis à part cela, j'ai trouvé dommage que l'auteur se soit senti obligé d'évoquer TOUTES ses conquêtes. Outre le fait que par moment cela s'est fait de manière vulgaire, il y a une sensation de misogynie. Ce côté, l'auteur l'assume est c'est dotant plus déconcertant.
Pour moi, ce sont là les deux gros points noir que j'ai pu noter.

Au final, c'est un roman facile à lire mais avec un langage trop vulgaire qui ne plaira pas à tout le monde.
De plus, ce n'est pas forcément un roman que je garderais en mémoire.

12/20